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Une révolution énergétique ?

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À l’origine, le bouleversement de 2017 devait essentiellement cibler l’aérodynamique, mais il ressort de plus en plus nettement que le moteur et la gestion de l’énergie seront au cœur de la compétitivité des futures monoplaces…

Le moteur Mercedes et Patrick Head, à droite | © F1i & WRi2

Le moteur Mercedes 2016 et Patrick Head, à droite | © F1i & WRi2

MERCEDES DÉJÀ FAVORITE ?

L’un des effets secondaires du remodelage aérodynamique dicté par le règlement technique 2017 est qu’il faudra développer encore plus de puissance pour propulser des bolides plus lourds de 26 kg, produisant 20 % d’appui supplémentaire et générant davantage de traînée avec leurs pneus larges.

Du coup, il ne serait pas surprenant que l’avantage que possède Mercedes depuis trois saisons soit encore décuplé, comme le laisse entendre Patrick Head, l’ancien directeur technique et actionnaire de Williams :

“Il ne fait aucun doute que les niveaux de traînée de la voiture seront plus élevés, analyse l’ingénieur britannique dans le Guardian. Mais ce qui rend le moteur très légèrement plus important, c’est qu’avec davantage d’appui (ce qu’elles auront à coup sûr), le pourcentage du temps au tour à pleine charge – le pourcentage du tour où l’on est limité par la puissance plutôt que par le grip – sera plus élevé. Si vous disposez d’un peu plus de puissance, vous bénéficiez donc d’un léger avantage.”