La Toro Rosso STR12 à la loupe

La F1 Toro Rosso STR12 a surpris par sa ressemblance avec la Mercedes W08. Une comparaison flatteuse, mais à laquelle la dernière création de James Key, motorisée par Renault, ne peut être réduite… si on l’examine à la loupe !

© F1i
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CHIRURGIE ESTHÉTIQUE

Ces dernières années, le bureau d’études de Toro Rosso, dirigé par James Key, a imaginé des solutions qui ont fleuri ensuite sur des monoplaces rivales (la prise d’air subdivisée en trois, le pilier de l’aileron traversant le pot d’échappement, les encoches ouvertes dans les dérives de l’aileron arrière, etc.).

Le nez de la STR12 ressemble pourtant beaucoup au nez plat et arrondi vu sur les Mercedes depuis 2015. Avec la Flèche d’argent, la dernière-née de Faenza est la seule monoplace 2017 à ne pas arborer de nez à protubérance. :

“C’est une décision fondée sur l’aérodynamique, que notre groupe a prise en examinant les différentes options sur la table, explique James Key. Nous avons pris une direction différente que celle que nous – et d’autres d’équipes – avons empruntée depuis deux saisons. Un nez fin et un espace étroit entre les piliers correspondaient à la philosophie que nous voulions suivre pour cette voiture.”

Fixé à ce nez inédit, la version initiale de l’aileron avant ressemble, quant à elle, beaucoup au modèle 2016, même si les entailles dans les volets supérieurs évoquent un dessin McLaren. Gageons qu’une deuxième mouture, plus originale, sera bientôt introduite sur la monoplace de Carlos Sainz et Daniil Kvyat.

Introduit l’an passé, le S-duct est maintenu, avec ses prises d’air NACA si particulières (flèche blanche), mais son évacuation est désormais en creux et non plus bombée. On le sait, l’allongement obligatoire du nez pousse à l’installation d’un tel dispositif : plus une surface est longue, plus la couche limite du flux qui s’y écoule est épaisse. Le S-duct permet de réénergiser le flux d’air qui passe sur le capot (en lui donnant de la vitesse) afin d’éviter que la couche limite ne prenne trop d’épaisseur et que le flux ne se sépare de la surface.