La nouvelle donne technique va-t-elle améliorer la course ?

F1-2017-overtaking-1-NEW-2DE GRANDES ESPÉRANCES

Rien ne sert de spéculer, il faut attendre. Telle est l’opinion de Kimi Räikkönen, pleine de bon sens : “On verra bien quand les voitures prendront la piste, car il y a beaucoup de changement. Attendons de voir”, a ainsi déclaré l’imperturbable Finlandais à nos confrères d’Autosport. Prendre son mal en patience est l’option à la fois la plus rationnelle et la plus difficile à suivre, car le bouleversement des règles techniques est si profond, sur le plan du châssis, du moteur et des pneumatiques, qu’il suscite d’énormes attentes.

Espoirs de changement compréhensibles quand on songe par exemple au duel entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg, le seul affrontement à avoir animé les trois dernières saisons. De mémoire, en trois ans, on a assisté, entre les deux pilotes Mercedes, à trois duels rapprochés en course après le départ (Bahreïn et Spa 2014, Autriche 2016) et à trois dépassements sans accrochage (Japon 2014, États-Unis 2014 et 2015) – en écartant les dépassements au moment du départ et les changements de position dus aux pitstops. Comment ne pas rester sur sa faim ? Comment ne pas regretter que divers facteurs (les turbulences aérodynamiques produites dans le sillage des voitures, les pneus à dégradation rapide) empêchent une compétition serrée en piste et des dépassements, qui sont l’essence de ce sport ?

Même si l’exercice de la prédiction est un peu vain, comme le suggère le commentaire de Räikkönen, on peut malgré tout s’y prêter, en examinant à tour de rôle les motifs d’inquiétude et les raisons d’espérer.