Galerie technique : Grand Prix de Bahreïn

Dans cette nouvelle galerie technique, F1i analyse les évolutions introduites au Grand Prix de Bahreïn et dévoile quelques images inédites : le V6 Ferrari 2017, le déflecteur “façon Mercedes” de Force India, l’aileron arrière original de McLaren, le diffuseur retouché de Renault et l’étrange lumière visible sous la Toro Rosso.

© F1i

MOTEUR FERRARI : CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ ?

L’image a beau avoir été prise dans le désert de Bahreïn, il ne s’agit pas d’un mirage, mais du moteur qui propulse la SF70H victorieuse dimanche. D’après ce que l’on peut voir, le modèle 062 continue d’associer le compresseur et la turbine à l’arrière du bloc, comme sur le V6 Renault. Les motoristes de Maranello n’auraient donc pas repris l’architecture disjointe inventée en 2014 par Mercedes et copiée par Honda, contrairement aux rumeurs qui avaient circulé cet hiver.

Même si l’angle de vue ne permet pas de tout distinguer, le refroidissement par double radiateur de l’an passé ne semble pas avoir été conservé : le conduit en carbone qui longeait le flanc gauche du bloc a disparu et le réservoir d’huile n’est plus décalé vers la droite. On restera toutefois prudent dans l’attente d’autres photographies…

Sur le modèle 2017, l’intercooler eau/eau est monté au-dessus de la partie arrière du bloc moteur : de forme rectangulaire, il est enveloppé par les conduits transportant l’air depuis l’ouverture située au-dessus du casque du pilote jusqu’au compresseur. Cette installation rappelle celle qui avait été retenue en 2014 et 2015, à la différence que l’intercooler était alors logé beaucoup plus bas, à l’intérieur même du “V” (ce qui empêchait l’utilisation de trompettes d’admission variables). En comparaison, le radiateur est placé plus haut et paraît plus compact sur le “power unit” 2017.

PUISSANT MAIS FRAGILE ?

Cette saison, la fiabilité est plus nécessaire que jamais, puisque chaque groupe propulseur doit disputer en moyenne cinq Grands Prix (le quota s’élève à quatre moteurs pour vingt courses, contre cinq pour 21 l’an dernier). Or, le V6 italien a déjà connu quelques tracas depuis le début du championnat. En Australie, la batterie et le boîtier électronique ont dû être changés sur la voiture de Kimi Räikkönen. Aucun incident à signaler en Chine, mais à Sakhir il a fallu remplacer le moteur thermique, le turbocompresseur et le MGU-H chez le pilote finlandais, et, par précaution, le turbocompresseur, la batterie, le MGU-H et le boîtier électronique chez son voisin de garage. Les pièces remplacées seront analysées à Maranello, et l’écurie espère pouvoir réutiliser certaines d’entre elles en essais libres. Il est encore trop tôt pour savoir si la Scuderia sera forcée de dépasser le quota de moteurs alloué par le règlement et de subir d’éventuelles pénalités.