Des départs moins automatisés

Depart-F1-2017MOINS D’ÉLECTRONIQUE

La saison de F1 qui débutera dans deux semaines à Melbourne devrait remettre le pilote au centre de la conduite des bolides.

Déjà sollicités par des monoplaces plus rapides en courbes, les pilotes ne pourront plus compter sur les assistances électroniques pour prendre le départ des Grands Prix.

Après l’interdiction des communications radio relatives au point de friction de l’embrayage en 2015, après l’obligation d’utiliser une palette unique imposée l’an passé, la FIA a décidé de prendre de nouvelles mesures restrictives sur le contrôle de l'embrayage et le mouvement des palettes sur le volant.

Tout d’abord, le contrôle du couple devra être linéaire. Auparavant, le pilote pouvait relâcher la palette de manière assez lâche, l’électronique se chargeant d’y associer la position idéale pour l'embrayage. Dorénavant, il doit trouver le point de friction optimal en relâchant plus précisément la palette… exactement comme on relâche l’embrayage sur une voiture ordinaire. Un centimètre en trop ou en moins, et la monoplace risquera de caler ou de patiner.

“Ce sera à nous de contrôler de patinage et le point de friction, explique Kevin Magnussen, ce qui complique les choses et risque de changer la donne. À l’extinction des feux, nous devrons sentir ce qui se passe, sans relâcher la palette avant d’avoir trouvé le point de friction.”

“Avant, il suffisait de la relâcher entre 10 et 80 % : le système identifiait une position idéale, calculée en fonction de l’adhérence de la piste, du type de gomme, de la quantité d’essence. En gros, le départ était entre les mains des ingénieurs. Maintenant, il dépend totalement de nous. Toute la difficulté consiste à atteindre le bon couple pour se situer juste à la limite du patinage.”