Bilan de la saison 2016 de F1 : Ferrari

© XPB Images
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LES FAITS 

3e au Championnat du monde des constructeurs

4e (Vettel) et 6e (Räikkönen) au Championnat du monde des pilotes

11 podiums, 4 meilleurs tours, 398 points

LA NOTE F1i : 7/10

Plus dure aura été la chute pour la Scuderia, qui se croyait remise sur les bons rails après une probante saison 2015 et a, au contraire, traversé 2016 sur une mer démontée. Un échec retentissant, autoproclamé par Marchionne, alors que tout aurait dû si bien commencer...

ANALYSE : “E UN DISASTRO !”

La saison des Rouges eût-elle été différente si Vettel, auteur d’un départ canon, avait gagné la manche d’ouverture à Melbourne ? Au moins la pression aurait-elle été moins forte. Seulement voilà, le muret s’est magistralement loupé dans sa stratégie – et Alonso, pourtant la tête à l’envers, de jubiler ? – comme il le fera à Montréal où un scénario identique se profilait. A Barcelone, l’occasion était belle une fois les Mercedes éliminées : c’est Red Bull qui en profita. Ajoutons la bourde en Hongrie lors des qualifs qui oblige Räikkönen à s’élancer quatorzième, le moteur de Vettel qui explose dès le tour de chauffe à Sakhir et qu’il faut changer avec tous ses composants à Marina Bay, d’où départ en fond de grille... La coupe est pleine ! Sergio Marchionne frôle l’apoplexie, Maurizio Arrivabene sent une rigole lui couler sur l’échine, James Allison est parti et en dépit des rumeurs, on ne sait toujours pas si un remplaçant va débarquer, Mattia Binotto étant plus considéré, vu ses capacités, comme chef d’équipe que directeur technique potentiel. Che casino !

Pour la presse italienne, Sebastian Vettel, messie en 2015, est devenu soudain un incapable. S’il est indiscutable que sa seconde moitié de saison fut plus terne  et que ses atermoiements radiophoniques en ont énervé plus d’un, il n’est évidemment pas le seul responsable du naufrage.

La presse, transalpine surtout, s’est évidemment déchaînée, et Vettel en a pris pour son grade. Le Messie de 2015 est devenu soudain un incapable. S’il est indiscutable que sa seconde moitié de saison fut plus terne (battu par Iceman lors des quatre dernières qualifs) et que ses atermoiements radiophoniques en ont énervé plus d’un, il n’est évidemment pas le seul responsable du naufrage. Excepté un creux entre Monaco et Bakou, Räikkönen fut plus régulier. Reste qu’ensemble, Seb et lui n’ont escaladé que onze podiums contre seize – dont trois victoires – l’an passé. Un raté qui plonge Maranello dans une nouvelle crise à l’aube d’une révolution à exploiter à tout prix.

LE CHIFFRE : 2

2 : après 2014 marquée par le divorce avec Alonso, c’est la deuxième fois en trois ans que la Scuderia achève une saison sans pole et sans victoire. Avant, il fallait remonter à 1993.

LA TECHNIQUE

Découvrez la Ferrari SF16-H sous toutes ses coutures.

LES PILOTES

Voyez les notes F1i pour Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen.

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