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Les trois enjeux du Grand Prix des États-Unis

© XPB Images

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RETOUR À LA CASE DÉPART

Dans l’histoire des Grands Prix, le titre s’est souvent joué aux États-Unis : en 1959, 1970, 1974, 1977, 1981, mais aussi en 1982 et 2015. Dans ces deux derniers cas, un Rosberg était impliqué. En 1982, Keke s’était assuré du titre à Las Vegas, alors que son fils Nico a perdu son combat pour la couronne contre Hamilton l’an passé. La réussite semble avoir changé de camp cette saison. Pour autant, même si l’Allemand l’emporte ce week-end et que Lewis ne franchit pas la ligne d’arrivée, le titre ne se jouera qu’à Mexico la semaine prochaine (il posséderait “seulement” 58 points d’avance alors que 75 seront toujours en jeu).

Les statistiques donnent cependant un avantage au Champion du monde en titre. Hamilton s’est imposé à trois reprises sur les quatre courses disputées à Austin (Sebastian Vettel a gagné en 2013), chaque fois en partant de la deuxième position sur la grille de départ. L’an passé, il avait pris le commandement à la faveur d’un piètre envol de Rosberg et d’une manœuvre repoussant celui-ci vers le bas-côté. Cette année, c’est plutôt Lewis qui manque ses départs : entre son rang sur la grille et sa position à la fin du premier tour, il a perdu cinq places en Australie, six à Bahreïn, une au Canada, cinq en Italie, et six au Japon il y a deux semaines (pour être complet, précisons qu’il en a gagné cinq en Russie et six en Belgique).

Entre sa position sur la grille et son classement à la fin du premier tour, Lewis Hamilton a perdu cinq places en Australie, six à Bahreïn, une au Canada, cinq en Italie, et six au Japon il y a deux semaines.

Les chiffres peuvent toutefois être trompeurs : Nico a perdu 25 places au total (contre 9 à son voisin de garage), mais 15 sont dues à l’accrochage provoqué par Vettel en Malaisie. Si Hamilton n’a pas été épargné par les pépins mécaniques (voyez le détail ici), ses mauvais départs lui ont parfois coûté la victoire. En pole position, il a manqué son envol à quatre reprises (Australie, Bahreïn, Espagne et Italie), alors que Rosberg s’est mal élancé depuis la première place de grille deux fois seulement (Hongrie et Allemagne).

Même si le fait que les Flèches d’argent occupent les avant-postes met ces départs manqués en évidence (Verstappen s’est aussi mal élancé en Belgique, en Italie et à Singapour), la suppression de la deuxième palette au volant et l’interdiction des conseils de l’ingénieur de piste (qui aidait à identifier le point de friction idéal) semblent avoir pénalisé davantage Mercedes, et Hamilton en particulier. Ce week-end, Lewis n’a plus le droit à l’erreur s’il veut conserver des espoirs réalistes de titre.