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Les trois enjeux du Grand Prix d’Italie

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© XPB Images

La compétitivité de la Ferrari de Sebastian Vettel en Belgique a semé le doute dans les esprits. Sur une piste a priori favorable aux Flèches d’argent, les SF70H se sont révélées plus rapides que prévu. À domicile à Monza, elles pourraient créer la surprise.

LA MENACE FERRARI

La victoire de Lewis Hamilton en Belgique signifie que le Britannique est le pilote à avoir remporté le plus de courses cette saison (cinq). C’est toutefois Sebastian Vettel, vainqueur à quatre reprises, qui mène au championnat avec sept points d’avance, grâce notamment à sa régularité (cinq deuxièmes places). Si le résultat de Spa se répétait à Monza, les deux pilotes se retrouveraient à égalité à sept Grands Prix du terme de la saison.

Sauf que l’intensité de la lutte pour la victoire en Belgique – tracé en pricinpe favorable à Mercedes – a montré que la Ferrari était performante sur tous les types de circuits. Du coup, même si les longues lignes droites de l’Autodromo devraient convenir à la dernière évolution du V6 Mercedes, les pronostics sont moins évidents. Un élément pourrait peser dans la balance : la Scuderia aurait renoncé à introduire à domicile son nouveau bloc thermique sur les monoplaces de Vettel et Räikkönen (version qu’elle avait installée il y a une semaine dans les Haas de Grosjean et Magnussen). De quoi permettre à Mercedes de capitaliser sur un circuit qui lui est a priori favorable, sachant que la prochaine échéance (à Singapour) n'a jamais été son terrain de jeu favori ?

Le combat s’annonce donc une nouvelle fois très serré entre l’Allemand et le Britannique, qui espèrent chacun que leur équipier pourra s’intercaler entre eux. Les deux pilotes concernés n’ont jusqu’à présent guère brillé sur le tracé italien par rapport à leur voisin de garage (Bottas a ainsi été battu deux fois pour le podium par Felipe Massa, en 2014 et 2015). Il est possible que l’on assiste à des manœuvres d’aspiration entre équipiers, comme à Spa.

UNE LUTTE PIED À PIED

Jusqu’à présent, ni Hamilton ni Vettel n’ont remporté deux Grands Prix d’affilée, ce qui explique en partie que l’écart entre le leader au classement et son poursuivant n’a jamais dépassé les 25 points. Comme on le voit sur le graphique ci-dessus, l’écart a été nul en Chine et d’un seul point en Grande-Bretagne.

Derrière les duettistes, l’écart s’est creusé. Bottas occupe le troisième rang provisoire avec 34 points de moins que son collègue : son déficit a été le plus faible après ses succès en Russie (10 points) et en Autriche (15 points). Derrière, son compatriote Kimi Räikkönen a bien démarré la saison, avant de voir ses résultats chuter peu à peu. Daniel Ricciardo l’a dépassé après sa victoire surprise à Bakou et est parvenu à rester devant lui malgré son abandon à Silverstone, causé par Max Verstappen.