Les trois enjeux du Grand Prix de Bahreïn

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RÄIKKÖNEN… ET LES JEUNES DANS LE ROUGE

Lors des deux premières manches, les leaders du championnat ont éclipsé leur équipier. C’est particulièrement vrai chez Ferrari, où Kimi Räikkönen s’est montré beaucoup plus lent que son voisin de garage : un retard de 0”577 en qualification et de 22 secondes en course à Melbourne, un déficit de 0”276 le samedi et de 42 secondes le dimanche en Chine. Son impuissance à y doubler les Red Bull, qui a peut-être coûté la victoire à Vettel, s’explique en bonne partie par son incapacité à mettre ses gommes avant en température sur le bitume froid de Shanghai. Difficulté qui ne devrait pas se produire dans le désert de Bahreïn, où le Finlandais a toujours été performant (deux deuxièmes places durant les deux dernières éditions). Stigmatisé par le président de Ferrari Sergio Marchionne, Kimi disposera d’une machine pour redorer son blason.

Chez Red Bull, Daniel Ricciardo voudra aussi prendre l’ascendant sur Max Verstappen, auteur d’une prestation magistrale sur une piste humide, encore une fois. Ailleurs, la lutte entre équipiers semble favoriser l’expérience (pour autant que l’on puisse tirer des leçons après seulement deux courses), puisque Esteban Ocon, Lance Stroll et Stoffel Vandoorne ne sont pas parvenus à battre leur voisin de garage dans aucune des sessions – EL1, EL2, EL3, qualification, course – où les deux équipiers ont signé un temps ou obtenu un résultat. Après avoir découvert les tracés de Melbourne et Shanghai (ce qui ne l'a pas empêché de marquer des points), le Français retrouvera à Sakhir un circuit qu'il connaît. Pareil pour Stroll, dont les débuts ont été agités (panne de frein en Australie et contact avec Pérez en Chine). Quant au jeune Belge de McLaren, il lui sera difficile de faire aussi bien que l’an dernier (dixième place en remplacement d’Alonso) vu la compétitivité de la MCL32.