Les trois enjeux du Grand Prix de Chine

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VETTEL-HAMILTON : MATCH RETOUR ?

Sebastian Vettel a beau avoir remporté le Grand Prix d’Australie il y a deux semaines, on n’est toujours pas sûr que la Scuderia soit une rivale réelle de l’ogre Mercedes, qui écrase la concurrence depuis trois ans. Les motifs du doute ? La singularité du tracé de l’Albert Park (qui a souvent vu s’imposer des outsiders, comme Kimi Räikkönen sur Lotus en 2013, ou Jenson Button sur McLaren en 2010 et 2012), la bourde tactique des stratèges de Brackley qui a offert la victoire à Ferrari (soit le scénario inverse de l’an passé), l’avantage en vitesse pure de la W08, etc. Pourtant, c’est bien la SF70H qui a franchi la ligne d’arrivée en tête, grâce notamment à une meilleure exploitation des gommes.

Moins atypique, le tracé chinois sera un bon indicateur de la forme des Flèches d’argent, qui y ont conquis la pole position lors des cinq dernières éditions (et pourraient signer leur 75e pole ce week-end) et remporté quatre Grand Prix sur cinq. La longue ligne droite de 1,2 km favorise la puissance du V6 hybride conçu par l’équipe d’Andy Cowell, et Lewis Hamilton y excelle d’ordinaire (quatre succès, contre deux à Fernando Alonso, un à Sebastian Vettel et un à “Iceman”). Cette section permettra de mesurer plus précisément les progrès effectués par les motoristes italiens sur le V6… et le potentiel de dépassement des monoplaces 2017. Nul doute que Hamilton voudra prendre sa revanche sur le pilote Ferrari, avec lequel il partage 51 % des victoires en Grand Prix depuis 2007. Certes, leur duel est alléchant, mais il est prématuré de prédire que le titre mondial se jouera entre le Britannique et l’Allemand.