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McLaren-Honda : histoire d’une déroute en dix chapitres

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Une page se tourne : le partenariat McLaren-Honda n’existera plus l’an prochain. Si une certaine déception était prévisible (vu le palmarès mythique du duo), la désillusion fut plus douloureuse que prévu, comme l’illustre le zéro pointé au Grand Prix du Japon pour la troisième année consécutive. Retour, en dix moments clés, d’un remariage raté.

Les chiffres sont cruels. En près de trois campagnes, l’association entre McLaren et Honda a accumulé plus de 800 places de pénalité à cause de pannes liées au moteur. Son classement moyen se situe autour de la quatorzième place en course. En 56 Grands Prix, le duo a inscrit 126 points, soit 1882 de moins que Mercedes, la référence initialement retenue.

Or, rien ne s’est passé comme prévu, dès le départ...

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1 — DES DÉBUTS PRÉMONITOIRES

Héritier d’une collaboration fructueuse au tournant des années 1980-1990, le second partenariat entre McLaren et Honda est d’emblée placé sous le signe de l’ambition. “Nous sommes confiants de faire jeu égal avec Mercedes, annonce Yasuhisa Arai, le patron de Honda F1. Je suis convaincu que nous gagnerons des courses l’année prochaine.”

Du côté de McLaren, on n’est pas en reste : “Les progrès de Honda sont hallucinants, le moteur est une pièce d’orfèvrerie, clame Ron Dennis en octobre 2014. Ils sont bien plus avancés qu’on ne l’attendait. La compétitivité du moteur ne fait aucun doute.”

Avec le recul, le partenariat entre McLaren et Honda aura été à l’image de leurs tout débuts sur le circuit d’Abou Dhabi en novembre 2014 : catastrophique. Au volant d’un châssis laboratoire MP4-29 propulsé par le premier V6 hybride de la marque japonaise, Stoffel Vandoorne bouclera… cinq tours en deux journées d’essais privés.