Bernie Ecclestone : itinéraire d’un homme-orchestre

Bernie Ecclestone (GBR). 23.10.2016. Formula 1 World Championship, Rd 18, United States Grand Prix, Austin, Texas, USA, Race Day. - www.xpbimages.com, EMail: requests@xpbimages.com - copy of publication required for printed pictures. Every used picture is fee-liable. © Copyright: Price / XPB Images

Un immense chapitre de l’histoire de la Formule 1 s’est achevé ce 23 janvier 2017 avec la destitution de Bernie Ecclestone de la direction de la discipline. Si le personnage ne fera jamais l’unanimité, son impact fut tel qu’il nous faut revenir sur le parcours rocambolesque de celui qu’on surnomme Mr E. et qui a transformé en l'espace de 40 ans une aimable activité de gentlemen drivers en un business mondial pesant des milliards de dollars.

L’image du vénal homme d’affaires aux relents d’Oncle Picsou colle à la peau d’Ecclestone. Mais faut-il rappeler que ce fils de pêcheur fut d’abord un mordu de motos après avoir suivi des études de chimie ? Dès que les armes se taisent à la fin du second conflit mondial, Bernie développe un commerce (son premier business !) de revente de pièces détachées pour deux roues. Le goût de la compétition ne tarde pas à le titiller.

Un Bernie juvénile va participer à plusieurs courses sur le circuit de Brands Hatch, tout proche de sa région. Plusieurs crashs le convaincront rapidement de raccrocher pour passer de l’autre côté de la barrière.

Dans l’immédiat après-guerre, la Perfide Albion est marquée par le succès phénoménal des Racer 500 qui permettront à de nombreux jeunes loups de se faire les dents pour des budgets raisonnables en cette période d’austérité. Un Bernie juvénile va participer à plusieurs courses sur le circuit de Brands Hatch, tout proche de sa région. Plusieurs crashs le convaincront rapidement de raccrocher pour passer de l’autre côté de la barrière. Le casque remisé au placard, il en profite pour s’enrichir en investissant notamment dans l’immobilier.

Mais l’appel des circuits est plus fort, et il fait son retour dans le sport en devenant le manager d’un jeune Britannique qui doit débuter en Formule 1 chez Connaught en 1957 : Stuart Lewis-Evans. Coup d’essai, coup de maître puisque que Stuart termine quatrième à Monaco et est aussitôt happé par son compatriote Tony Vandervell chez Vanwall. Ce début de success story incite Ecclestone à passer à la vitesse supérieure et à fonder son propre team. Ce qu’il fit en rachetant deux monoplaces à l’écurie Connaught qui vient de mettre la clé sous le paillasson.

Ecclestone Connaught Monaco 1958

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