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Grosjean : "J'adore freiner tard à Bahreïn"

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Romain Grosjean (FRA) Haas F1 Team 08.04.2017. Formula 1 World Championship, Rd 2, Chinese Grand Prix, Shanghai, China, Qualifying Day. - www.xpbimages.com, EMail: requests@xpbimages.com - copy of publication required for printed pictures. Every used picture is fee-liable. © Copyright: Charniaux / XPB Images

Romain Grosjean a vécu un début de saison moins fructueux que l'année dernière avec le Haas F1 Team, même si sa sixième place aux qualifications à Melbourne et le huitième rang décroché par son équipier Kevin Magnussen en Chine confirment le potentiel de la nouvelle VF-17. Avant le rendez-vous de Bahreïn ce week-end, le pilote français fait le point pour F1i.

Notre équipe Haas F1 a de bons souvenirs de Bahreïn l'an passé et on va essayer de bien y figurer cette année après un week-end chinois un peu frustrant de mon côté du garage. J'ai toujours bien marché sur le circuit de Sakhir, déjà en 2012 et 2013 avec Lotus quand je suis monté à deux reprises sur le podium. Sur le papier, ce n'est peut-être pas le tracé le plus excitant du championnat, mais le pilotage y est amusant. Il y a de gros freinages et je freine tard : j'adore taper dans les freins et freiner le plus tard possible.

Cela explique probablement mes bonnes qualifications en 2012 et en 2013, même si en course j'aurais pu faire encore mieux. La voiture était très compétitive et exploitait bien les pneumatiques sur cette piste. Le revêtement est assez exigeant pour les gommes, mais je les gère assez bien et j'adore courir à Bahreïn. Nous disposerons cette année des mêmes pneus qu'en Chine (les Pirelli P Zéo médiums, tendres et super tendres), mais cela ne veut pas dire grand chose parce que les températures et les conditions de piste seront très différentes.

Si on marche bien ce week-end à Barhreïn et en Russie dans quinze jours, avec une belle régularité, alors on pourra espérer être dans le coup le restant de l'année.

Autant Shanghaï est limité par l'adhérence des pneus avant, autant à Sakhir c'est l'arrière qu'il faut surveiller car en accélération en sortie de courbes la motricité joue un rôle important et les gommes souffrent à l'arrière. Nous avons été compétitifs en Australie même si je n'ai pas pu concrétiser en course et mon équipier a démontré le potentiel de la Haas VF-17 à Shanghai. Si on marche bien à Barhreïn et en Russie dans quinze jours, avec une belle régularité, alors on pourra espérer être dans le coup le restant de l'année.

Avec les pneus larges, c'est assez délicat de trouver le bon équilibre sur l'auto. On travaille beaucoup les réglages avec les ingénieurs pour pouvoir attaquer à la limite. Mais avec plus d'appui aéro, si on perd le contrôle de la monoplace c'est très dur de la récupérer. Piloter à la limite n'est donc pas aisé, mais c'est pour cela qu'on est là quand on est pilote de F1 ! Je suis impatient d'entamer les essais, avec ces horaires un peu décalés en tenant compte du fait que seule la seconde séance est probante en vue des qualifications et de la course qui se disputeront en nocturne.

Gare aux pneus arrière à Bahreïn où ils dégustent en motricité...