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Synthèse du samedi : Hammer time

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Il avait déjà remis les pendules à l'heure en matinée. Lors de la Q3, Lewis Hamilton fut tout simplement démoniaque. Insolent d'aisance, le Britannique a relégué tous ses rivaux à plus d'une demi-seconde, rappelant à tout en chacun qu'il compte bien, ce dimanche, être prophète en son pays.

Désormais co-détenteur avec Jim Clark du plus grand nombre de pole positions (5) lors d'un GP d'Angleterre, Ham s'est montré pour la 67e fois le plus rapide sur un tour, la sixième déjà cette année, ne pointant plus qu'à un cran du record absolu de Schumacher.

Roi d'Angleterre hier, Bottas est tombé de haut. Incapable de faire fonctionner ses pneus tendres, le Finlandais partira, pénalité oblige, du neuvième rang seulement. Il lui faudra un départ aussi météorique qu'à Spielberg pour espérer rejoindre le podium.

Comme prévu, Ferrari est en embuscade, mais dans l'ordre inverse. Il sera intéressant de voir quelle sera la tactique adoptée par la Scuderia si, d'aventure, Räikkönen devait être également le plus sérieux rival d'Hamilton en course. Ici aussi, beaucoup de choses pourraient se régler à l'extinction des feux. A moins que la météo vienne tout chambouler ?

Des averses sur lesquelles Red Bull devra compter pour se refaire après des qualifications décevantes : Verstappen à plus d'une seconde - mais qui partira en seconde ligne et est capable de tout lors du départ - et Ricciardo lâché par un turbo. Damned, quarante ans plus tard, la théière jaune fume moins mais elle chauffe toujours !

Renault, justement, auteur de bien beaux chronos qui lui offrent, comme à Force India, la perspective de gros points, cette fois pour les deux voitures. Perspective qui n'est pas à exclure pour McLaren, en tout cas via un Vandoorne enfin sorti de sa coquille. Et qui sait, au cas où la pluie s'en mèle, si un Alonso victorieux de la Q1 en super tendres et qui a volontairement loupé la Q3 pour démarrer en gommes neuves dimanche n'est pas capable, lui aussi, de forcer l'exploit.

Haas a refait surface via Grosjean - et malgré Hamilton - et ses nouveaux freins Carbone Industrie. Toro Rosso déçoit. Que dire alors de Williams dont l'entrée en quarantaine se fera depuis la huitième ligne ? Comme en Autriche, c'est du Martini rossé... et ça ne pourra qu'aller mieux en course.

Lewis et Nicolas Hamilton célèbrent la 67e pole du triple champion du monde, qui tombera aussi dans les bras de Jenson Button.