Dix débuts tonitruants en F1

villeneuve-c48171c0c00e36606b16d4dcfa009139

Jacques Villeneuve : pole, 2e, meilleur tour

Bon sang ne sait mentir. En 1996, auréolé du titre en IndyCar et d'un succès aux 500 Miles d'Indianapolis, le fils de Gilles débarque directement chez Williams-Renault. Dès l'ouverture de la saison à Melbourne, il rafle la pole au nez et à la barbe de son équipier Damon Hill – grand favori du championnat suite au départ de Schumacher dans une Scuderia à reconstruire –, pour 138/1000e.

Feu de paille ? Que nenni : Jacques bondit en tête et, durant 53 tours, il ne la laisse au Britannique que lors de son pitstop où ses mécanos mettent du temps à refixer une roue arrière. L'arrêt de Damon ne sera pas meilleur, pourtant il ressort devant le Québécois... qui le déborde aussitôt ! En dépit d'un freinage loupé un peu plus tard, Villeneuve est parti pour une sensationnelle victoire. Tabernacle !

Las, au 54e des 58 tours, une fumée s'échappe de son moteur. Le casque maculé d'huile de Hill, comme l'avant de sa monoplace, trahissent une fuite d'huile. Le Canadien est contraint de lever le pied, finissant deuxième avec le meilleur chrono. Il ne lui faudra que trois autres départs pour triompher, au Ring, lors du Grand Prix d'Europe, et il menacera Hill jusqu'au bout pour le titre avant d'être sacré en 97 au terme d'un duel musclé avec Schumacher.