Dix débuts tonitruants en F1

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Giancarlo Baghetti : 1er

Ce Milanais eut traversé les sixties dans l'anonymat ou presque, n'eut été le Grand Prix de France 1961, le tout premier auquel il prenait part. Sur le tracé rémois, Baghetti aligne une Ferrari privée avec laquelle, il est vrai, il vient de s'imposer successivement mais hors-championnat tant à Syracuse qu'à Naples.

Il se qualifie en milieu de grille, 12e, très loin des trois autres 156, officielles celle-là, de Phil Hill, von Trips et Ginther qui monopolisent la première ligne. Au 40e des 52 tours, celles-ci se sont relayées en tête mais vont toutes sombrer sur ennuis mécaniques. L'Italien hérite du leadership que lui contestent aussitôt les Porsche de Gurney et Bonnier. Le moteur du Suédois ne résistera pas à la furieuse bataille, et l'Américain va se faire déposséder du succès dans les ultimes mètres : 1/10e de seconde les sépare sur la ligne d'arrivée.

Bien qu'aussitôt incorporé à l'usine, Baghetti ne réalisera que le record du tour à Monza le jour de l'accident fatal à son équipier von Trips, et n'inscrira que cinq points en 62, ses derniers. En 63 et 64 il se perd chez A-T-S et BRM, puis dispute encore son épreuve nationale jusqu'en 67, sans plus de succès. Retiré en 68 de la compétition après 21 départs, Baghetti deviendra photographe de presse. Il a succombé à un cancer à 60 ans, en 1995.