Dix débuts tonitruants en F1

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Giuseppe Farina : 1er, pole, meilleur tour

Il en fallait bien un pour inaugurer, ce 13 mai 1950, le palmarès du championnat du monde de Formule 1. Huit Maserati, quatre Alfa Romeo (Ferrari rejoindra la meute en Principauté) : les Italiens sont en force. Avec sa redoutable 158 et les trois FA (Fangio-Farina-Fagioli), l'écurie au trèfle fait figure d'épouvantail, d'autant qu'elle aligne le local Reg Parnell sur une quatrième auto.

Confirmation dès les essais avec les quatre meilleurs chronos, les Transalpins devançant de peu l'Argentin. Le vétéran Fagioli grille la politesse au poleman au départ, mais Farina reprend son bien avant la fin du 1er tour. Nino ne cédera que très temporairement la tête à ses équipiers (Fangio étant finalement contraint à l'abandon) pour triompher devant Luigi et Parnell, avec le meilleur tour au passage soit un hat-trick parfait. Emmenés par les Talbot-Lago de Giraud-Cabantous et Rosier, les autres sont à... deux tours.

Farina pose le premier jalon – il gagnera aussi en Suisse et en Italie – vers un titre mondial que lui contestera jusqu'au bout le grand Juan Manuel, intrinsèquement plus rapide. Confirmation en 51. Giuseppe part alors chez Ferrari et courra jusqu'en 55, enlevant deux autres succès. Il décèdera à 59 ans, en 1966, dans un accident de voiture en France.