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Dix débuts tonitruants en F1

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Karl Kling : 2e

Le robuste Allemand a démarré la compétition sur le tard. Il a déjà près de 44 ans quand il est de l'aventure Mercedes, qui s'attaque à la Formule 1 en 1954 avec ses redoutables W196, les premières Flèches d'argent.

Qualifié deuxième du Grand Prix de France, une seconde pleine derrière l'extraterrestre Fangio, Kling va donner du fil à retordre à l'Argentin. Contre toute attente, il le déborde au départ, Juan Manuel récupère son bien au 3e passage. Karl ne lâchera rien, reprenant la tête à plusieurs reprises pour offrir le doublé à son employeur.

La suite de sa saison, et même de sa carrière, sera beaucoup plus nuancée. Archi-dominé par le Sud-Américain qui vole vers le titre de succès en succès, et même parfois par Hans Herrmann, il n'est que cinquième au final, non sans s'être imposé devant ses équipiers à Berlin, hors championnat.

Sa situation va encore se dégrader en 1955 avec la venue de Stirling Moss, qui le relèguera au rang de troisième pilote. Le Teuton signera toutefois son deuxième et dernier podium à Silverstone, derrière... Moss et Fangio, dont on ne saura jamais s'il a offert au jeune Anglais la victoire ce jour-là. Le retrait de la compétition de Mercedes marquera celui de Kling, mort en 2003 à 92 printemps.