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Giuliano Alesi : "Mon père est mon professeur"

A la veille de la finale des GP3 Series à Abou Dhabi, rencontre avec Giuliano Alesi, le fils de Jean, qui achève seulement sa deuxième saison de compétition.

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Jean Alesi l’avait notifié sur les réseaux sociaux : "Place aux jeunes !" Quinze ans après sa dernière saison en Formule 1, son fils Giuliano a pris la relève en 2015 en disputant le championnat de France de F4. L’Avignonnais de 16 ans a fait cette saison le grand saut en GP3 Series. L’apprentissage est laborieux mais Il a enfin ouvert son compteur à Spa en terminant 10ème de la course principale après s’être élancé du fond de grille. Il n’en fallait pas plus que F1i aille à sa rencontre. Alors, tel père, tel fils ?

Tu as enfin marqué ton premier point à Spa. Objectif atteint ?

On peut dire que la mission est accomplie. La course sprint ne fut en revanche pas du même tonneau. C’est dommage car il y avait moyen de marquer des points. Mais j’ai eu de belles bagarres en piste. Les manches suivantes ont été plus compliquées, mais je garde la confiance pour la finale d'Abou Dhabi !

Quel objectif t’étais-tu fixé pour cette première saison en GP3 ?

Apprendre et m’améliorer à chaque course. En venant de la Formule 4 française, j’ai franchi une étape importante. Je savais que je ne pouvais pas espérer grand-chose face à certains pilotes redoublants et d’autres issus de formules similaires. Il fallait de surcroît que j’apprenne la voiture et les gommes Pirelli qui sont complètement différents de ce que j’ai connu jusqu’à présent.

Mon papa a voulu ce qui était le mieux pour moi. Il m'a donc placé en GP3 et je n'ai pas levé le petit doigt !

Justement, la Dallara est-elle très différente par rapport à la Signatech de F4 ?

Carrément ! Les deux voitures ne sont en rien comparables. La conception de la Signatech remonte à près de dix ans et son moteur 4 cylindres Renault ne dispose que de 160 chevaux. La Dallara est en revanche beaucoup plus récente, plus grosse et, bien sûr, plus puissante. Son V6 Mecachrome développe 400 chevaux, soit plus du double qu’une F4. Autant dire qu’il y a un gouffre entre ces deux autos.

Pourquoi avoir choisi de passer directement en GP3 plutôt que de faire une saison en Formule Renault 2.0 ?

Avec l’expérience qu’il possède du sport automobile, mon papa Jean a voulu ce qui était le mieux pour moi. Il m’a donc placé en GP3 et je n’ai pas levé le petit doigt (rires) ! Mais c’est un choix qui se justifie vu qu’on se produit en lever de rideau de la Formule 1, avec le battage médiatique qui va avec.

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Débuts laborieux en GP3 mais un point tout de même pour Alesi Junior à Spa.