La F1 à l’heure française : les années 60

Les Golden Sixties sont marquées par une pénurie de pilotes tricolores. Le valeureux Maurice Trintignant continue à faire de la résistance jusqu’en 1964, mais la relève manque à l’appel. Heureusement, quelques irréductibles privés continueront à assurer une présence française dans le championnat, avant que la déferlante Matra-Elf ne donne un nouveau souffle aux Bleus. Souvenirs, souvenirs…

Collomb Lotus Monaco 1963

#1 Bernard Collomb (1961-1964)

On ne peut pas dire que cet agent Lotus basé à Nice avait l’étoffe d’un champion. Bernard Collomb avait néanmoins le mérite de faire partie de cette race d’amateurs sillonnant l’Europe avec leur propre monoplace sur une remorque pour prendre part à une course, et rebrousser chemin dès le baisser du drapeau à damier.

Après avoir entamé sa carrière sur deux roues, le natif d’Annecy se lance en Formule 2 à la fin des années 50. La réussite n’est pas au rendez-vous, Collomb finissant souvent à plusieurs tours des leaders. Mais il en faut plus pour refroidir le gaillard qui s’achète une Cooper-Climax pour 1961. Il s’attaque à quelques courses hors-championnat, dont le Grand Prix de Vienne à l’issue duquel il termine quatrième, bien aidé par une grille famélique.

Il s’attaque à quelques courses hors-championnat, dont le Grand Prix de Vienne à l’issue duquel il termine quatrième, bien aidé par une grille famélique.

Au mois de juillet, Reims accueille le Grand Prix de l’ACF. Qualifié 21ème, il abandonne au septième tour sur bris de soupape. Guère mieux au Nürburgring où sa mécanique le lâche à nouveau. Il est de retour dans l’Eiffel l’année suivante et sa boîte de vitesses s’emmêle les pignons. Il acquiert une Lotus 24 pour 1963 et, après une non-qualification à Monaco, il termine dixième outre-Rhin… et bon dernier, à cinq tours du vainqueur !

Rangé de la F1, il participera encore à quelques courses de Formule 2. Sa dernière épreuve majeure sont les 24 Heures du Mans 1968, où il court sur une Alpine A110 en compagnie du champion de Coupe Gordini François Lacarreau. Une expérience qui se soldera par un non-classement pour distance insuffisante.