La F1 à l’heure française : les années 50

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#18 Elie Bayol, 1952-1956, 7 GP (Meilleur résultat : 5e)

Longtemps associé à l’écurie Gordini, Elie Bayol a pourtant entretenu des rapports aigre-doux avec son employeur. Après des débuts encourageants chez DB Panhard et OSCA, il répond à l’invitation du vieux Amédée pour épauler Jean Behra lors du Grand Prix d’Argentine 1954. Les T16 garnissent le fond de grille sur l’Autodromo de Buenos Aires. Soit, le Marseillais profite de l’hécatombe pendant la course pour finir cinquième et ainsi marquer deux points, le tout devant des pointures comme le Prince Bira ou Harry Schell, s’il vous plait.

Limogé en cours d’année pour avoir ignoré l’ordre de céder sa voiture à Behra en course, Elie revient malgré tout au Boulevard Victor au bout de quelques mois. Une saison à oublier puisqu’un accident lors des essais du Mans en 55 l’écarte des circuits pour un bout de temps. Gordini lui fait toutefois confiance pour piloter la nouvelle T32 à Monaco en 1956. Relayé par André Pilette (photo ci-dessus) à mi-course, le duo franco-belge se classe sixième. S’en suit d’autres courses en sport et en Formule 2, avant de définitivement raccrocher et retrouver sa douce Provence pour jouer aux cartes avec son complice Robert Manzon.