La F1 à l’heure française : les années 50

La délégation française en Formule 1 fut plus ou moins fournie depuis 1950, avec des hauts et des bas. Qu’ils aient le statut de légendes ou d’anonymes, nous allons passer en revue cette si attachante French Connection. Honneur à la vieille garde, commençons par les "fifties", quand les couleurs bleues étaient portées hautes par Talbot Lago et Gordini.

rosier-collage

#1 Louis Rosier, 1950-1956, 38 GP (Meilleur résultat : 3e)

Ce fier Auvergnat a endossé bien des casquettes pendant sa vie, mais nous allons surtout nous focaliser sur la plus connue de tous : celle de pilote. Après avoir fait ses armes en moto-cross et sur quelques courses majeures avant le second conflit mondial (pendant lequel il entrera dans la Résistance), Louis se fait connaitre dans l’immédiat après-guerre pour ses exploits au volant des Talbot-Lago alignées par sa propre écurie. Il est bien entendu de la partie pour le coup d’envoi de la F1 à Silverstone en 1950. En dépit de l’invincibilité des Alfetta 158, il décrochera le bronze en Belgique et en Suisse, et terminera la saison au quatrième rang.

Il poursuivra l’aventure avec jusqu’en 1956, année pendant laquelle il se tue à Montlhéry lors de la Coupe du Salon au volant d’une Ferrari Monza. Pilote, patron d’écurie, vainqueur presqu’en solitaire des 24 Heures du Mans, instigateur du circuit de Charade mais aussi concessionnaire Renault à Clermont-Ferrand, Rosier aura laissé une trace indélébile dans l'histoire automobile tricolore.