Bilan de la saison 2016 de F1 : Manor

© XPB Images
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LES FAITS

11e au Championnat du monde des constructeurs
18e (Wehrlein) au Championnat du monde des pilotes (Haryanto et Ocon non classés) : 1 point

LA NOTE F1i : 6/10

Il s’en est fallu de deux doigts, ou plutôt deux courses, pour que Manor gagne son pari : conserver la dixième place chez les constructeurs et les avantages qui l’accompagnent malgré l’arrivée d’un onzième team. Quel avenir, désormais, pour la sympathique équipe anglaise ?

ANALYSE : LE COUP PASSA SI PRÈS

Recoller au second peloton serait déjà une victoire, écrivions-nous lors de la présentation de cette saison. Manor y est plus ou moins parvenu, selon les tracés et les circonstances. A tel point que le miracle a failli avoir lieu : jusqu’à la neuvième place de Nasr au Brésil, la dixième de Wehrlein en Autriche permettait aux hommes de Banbury de priver Sauber du dixième rang. La différence se chiffrerait en dizaines de millions de dollars. Un sacré pactole pour une structure qui ne cesse de tirer le diable par la queue. L’histoire va connaître d’autres remous puisque le magnat de l’énergie Stephen Fitzpatrick a annoncé, sans en dévoiler le nom, avoir trouvé un partenaire ou repreneur.

L’histoire va connaître d’autres remous puisque le magnat de l’énergie Stephen Fitzpatrick a annoncé, sans en dévoiler le nom, avoir trouvé un partenaire ou repreneur.

Comme prévu, la greffe d’un V6 Mercedes champion du monde n’a pas transformé la citrouille en carrosse. D’autant que la citrouille en question, la MRT05, n’était jamais que le châssis prévu l’an passé. Manor avait donc, un peu comme Renault, une guerre de retard dès le départ, d’autant que le développement a été minimaliste. Ce qui ne l’a pas empêchée de faire des étincelles aux essais surtout via Wehrlein (Bahreïn, Autriche, Belgique, Italie, Mexique) et en course grâce à ce même Pascal sur le Red Bull Ring et à Ocon, déchaîné sous le déluge d’Interlagos. Sur d’autres pistes où l’aéro les handicapait, les rookies n’ont fait que de la figuration, guerroyant au mieux avec une Sauber ou une Renault. Trois débutants qui, chacun à sa manière, ont donné satisfaction. Deux d’entre eux ont un bel avenir. Manor peut-elle en dire autant ?

LE CHIFFRE : 37

37 : le nombre de Grands Prix séparant la neuvième place de Bianchi (Monaco 2014) et la dixième de Wehrlein (Autriche 2016), les seuls points de Virgin-Marussia-Manor

LES PILOTES

Voyez nos notes pour Esteban Ocon, Pascal Wehrlein et Rio Haryanto.

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