Räikkönen handicapé par son KERS


Il n’avait pas vraiment le sourire, Kimi Räikkönen, sur le podium du Grand Prix de Hongrie !
Deuxième après une course-poursuite infructueuse sur la McLaren de Lewis Hamilton, le Finlandais n’a pas caché sa déception en descendant du podium.
“On essaie toujours de gagner et parfois on en est tout près, analyse Räikkönen. C’est décevant de ne pas y parvenir. Nous connaissons la raison : nous ne sommes pas assez bons en qualifications, ce qui complique singulièrement notre tâche le dimanche. Nous devrions être capables de nous mettre en bonne position et de récolter de gros points, mais la saison est encore longue. Nous nous améliorons sans cesse : si la victoire arrive, ce sera bien, sinon, nous allons continuer d’essayer. Je suis en F1 depuis assez longtemps pour ne pas trop m’inquiéter de ce genre de choses.”
Qualifié en cinquième position sur la grille, le Finlandais a perdu une place (au profit de Fernando Alonso) à cause d’un KERS défaillant lors du premier tour : “J’ai eu un bon départ, mais nous avons eu un petit souci avec le KERS. Je ne pouvais l’utiliser qu’à 50 %, ce qui nous a fait perdre une place sur Fernando. Les premières boucles n’ont pas été fameuses, parce que nous tentions de faire fonctionner le système.”
Par la suite, Räikkönen a enchaîné les tours de qualifications avant son premier changement de pneus et a retardé son deuxième arrêt (de sept, six et cinq tours par rapport à Vettel, Grosjean et Hamilton, respectivement). Multipliant les records du tour, il est parvenu à ressortir en tête devant Romain Grosjean. En une trentaine de tours, Kimi a réussi à reprendre une quinzaine de secondes à son équipier, qui a failli rester devant après le passage par les stands :
“L’équipe m’avait dit que ce serait tout juste avec Romain, mais j’ai commis une erreur avec le limiteur de vitesse : environ cinq mètres après la ligne, j’étais encore sur le limiteur... Je n’ai pas fait un bon boulot sur ce coup-là. Nous étions côte-à-côte pour le premier virage, mais j’ai pu garder ma position assez facilement.”
Au volant d’une Lotus très en forme, le glaçon finlandais a fait chauffer les oreilles d’Hamilton, sans succès. Parti quatre places derrière le Britannique, il a finalement échoué à une petite seconde du vainqueur, qui ne le précède que d’un point au championnat.
Grégory Demoen, depuis Budapest.
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