Par le

On a vécu une belle empoignade aux qualifications du Grand Prix d’Italie, avec des écarts infimes qui exacerbent les rivalités dans le peloton, a fortiori au sein d’une même écurie. Les McLaren s’élanceront en première ligne pour la troisième fois de la saison, même si ce n’était plus arrivé depuis la Malaisie en mars. Lewis Hamilton semblait presque surpris d’avoir signé la pole position au terme d’un tour "plutôt moyen", mais la défaillance de la Ferrari d’Alonso lui a facilité la tâche. Dès lors, il devra se méfier de son équipier Jenson Button (vainqueur il y a une semaine à Spa) et de l’autre Ferrari de Felipe Massa, qui aura fort à faire pour prétendre au podium.

C’est que Fernando Alonso ne va pas amuser la galerie et qu’il pourrait bien remonter en course, étant donné la compétitivité de la F2012 et la possibilité de dépasser grâce au DRS. Massa devra alors bien regarder ses rétros et écouter « radio Montezemolo »… Autre duel à l’avant de la course, celui qui opposera les deux Mercedes de Schumacher et Rosberg qui ont retrouvé les avant-postes avec leur double DRS très efficace dans les lignes droites de Monza.

McLaren contre Ferrari, avec Mercedes en embuscade : voilà l’affiche. Mais Sebastian Vettel a limité les dégâts en qualification et il s’élancera au 5ème rang, bien décidé à reprendre des points à Alonso au classement du championnat. Ce sera plus dur pour Kimi Räikkönen, dont la Lotus semble un ton en dessous sur ce terrain, à moins que la E20 n’exploite mieux les pneus en course que ses rivales. Autre outsider à suivre : Paul di Resta, 4ème en Q3 sur la Force India, mais malheureusement pénalisé pour un changement de boîte (ce fut pire encore pour Hülkenberg, relégué en fond de grille après un problème de pression d’essence en Q1).

Les Pirelli durs et médiums sont proches et leur niveau d’usure assez faible, ce qui ouvre la donne à des stratégies à un seul arrêt. Un pitstop coûte cher à Monza (environ 25“), aussi ne nous étonnons pas si la course se joue en deux temps : avec les gommes tendres dans les quinze ou vingt premiers tours, puis avec les pneus durs jusqu’à l’arrivée. Seule la capacité de tirer le meilleur parti des pneumatiques frais peut encourager l’un ou l’autre à s’arrêter deux fois, selon le trafic.

Consultez notre galerie photos de la journée de ce samedi à Monza.

Pierre Van Vliet, depuis Monza.