la f1 sur internet depuis 1999

F1invité, David Coulthard : la magie de Silverstone

le à 18:49

Le pilote écossais est devenu un expert grâce à son statut de consultant pour la BBC, où il commente tous les Grands Prix aux côtés de Ben Edwards après le départ de Martin Brundle chez Sky TV. Deux fois vainqueur du British Grand Prix à Silverstone, David Coulthard nous parle de son amour de l'endroit et de son actualité au sens large.

Quelle importance Silverstone occupe dans le sport automobile anglais ?

"C'est le centre, tout tourne autour de Silverstone, tout le business de la course. Cette région est complètement tournée vers notre discipline, c'est un vivier incroyable. J'ai débuté ici, en Formule Ford puis en F3 avec Paul Stewart Racing dans l'usine de Milton Keynes où Red Bull Racing a désormais élu domicile. Silverstone est de plus le seul circuit à avoir évolué pour continuer à accueillir la F1 dans ce pays, c'est donc la plaque tournante, y compris dans ma propre carrière puisque j'ai gagné deux fois ici."

La pression est-elle plus grande sur les épaules des pilotes britanniques ?

"Pas vraiment car ce sont des professionnels, exilés dans d'autres pays pour la plupart ! Mais c'est vrai que l'attention des médias est très élevée dans les jours qui précèdent et que l'enthousiasme du public est perceptible... Dans ce cas, je parlerais de pression positive. Nous sommes à mi-saison et il faut délivrer des résultats. Lewis Hamilton semble le plus serein pour y parvenir ici puisque Jenson Button traverse une période difficile, encore aggravée par les qualifications aujourd'hui. A l'inverse, Lewis est en position de force pour négocier la suite de sa carrière, une décision très importante : à sa place, je privilégierais l'option McLaren, car c'est une équipe solide. J'ai couru neuf ans pour eux, c'est vraiment un top-team qui présente des garanties sur le long terme, ce qui n'est pas le cas de Mercedes par exemple. Pour Jenson, en principe il a un contrat sur une longue durée, mais son passage à vide ne peut pas s'éterniser..."

Comment vois-tu la seconde moitié de la saison : qui va émerger ?

"Sur un championnat à 20 Grands Prix, la régularité finira par payer, donc pour moi cela va se jouer entre Alonso, Vettel et Hamilton. Les trois équipes de pointe possèdent la plus grande expérience pour gérer une saison aussi longue et les plus gros budgets pour assurer un développement constant. Après, ce sera entre les pilotes à celui qui commettra le moins d'erreurs... Pour l'instant, Alonso est en tête et ce n'est pas un hasard, mais Mark Webber peut encore se mêler à la lutte ce qui pourrait poser un problème à Red Bull. Et puis n'oublions pas Mercedes et Lotus, capables de troubler les cartes. Grâce à Pirelli qui entretient admirablement l'intérêt, le suspense est entier. La saison est encore longue et on ne va pas s'ennuyer !"

Apprécies-tu ton nouveau job et quel regard portes-tu sur la télé en F1 ?

"J'adore ce milieu et ce mode de vie, donc la télévision représente un bon moyen de rester actif et d'apporter une expertise au grand public. C'est un travail exigeant, même si l'on prend moins de risque qu'au volant et sans doute moins de plaisir. Mais je cours encore en DTM pour Mercedes et je participe à des promotions avec Red Bull, ce qui rend mon agenda sans doute encore plus rempli qu'à l'époque où je courais en F1. La BBC assure une excellente couverture aux Grands Prix et on constate que la télévision payante Sky TV ne parvient pas à décoller cette saison. A l'avenir, j'ignore quelle direction la F1 va prendre, mais il me semble que ne diffuser les Grands Prix que sur des chaînes payantes pourraient coûter cher à long terme sur le plan de l'audience. Or la valeur économique de la F1 repose finalement sur l'impact qu'elle peut avoir sur le public grâce à la télévision."


, , , , , ,

Commentaire

À découvrir également



Ajouter un commentaire...

comments powered by Disqus
F1-simulateur-feat-1
La F1 virtuelle : à quoi sert un simulateur ? (partie 1)
Ricciardo
Débriefing F1iTV : Ricciardo et Vergne, destins croisés
Motor Racing - Formula One World Championship - British Grand Prix - Qualifying Day - Silverstone, England
Que faut-il pour mettre en colère le souriant Ricciardo ?