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F1imminent : les enjeux du Grand Prix de Belgique

le à 13:32

Räikkönen, première ?

Quel que soit le résultat du Grand Prix de Belgique, Fernando Alonso conservera la tête du championnat. Mais avec quelle marge sur ses poursuivants ? Une avance en hausse (signe que l’Espagnol sera difficile à rattraper) ou en baisse, annonciateur d’un renversement de tendance ?

Quoi qu’il en soit, par rapport aux quatre autres prétendants au titre (Alonso, Webber, Vettel, Hamilton), c’est Kimi Räikkönen qui détient le plus de victoires sur le tracé belge : quatre (comme Jim Clark). C’est bien simple : depuis 2004, le Finlandais a soit gagné (2009, 2007, 2005 et 2004), soit abandonné.  Derrière, Sebastian Vettel et Lewis Hamilton ne se sont imposés qu’une seule fois, l’Allemand l’an dernier et le Britannique en 2010 (il s’était accroché l’an passé avec Kamui Kobayashi). Quant à Mark Webber et Fernando Alonso (acteurs du dépassement de l’année au pied de l’Eau Rouge l’an passé), ils ne sont… jamais montés sur la plus haute marche du podium. Si l’Australien a terminé deuxième en 2010 et 2011, l’Espagnol, lui, n’a jamais vraiment brillé en Belgique en huit participations. Aucune première ligne et des résultats modestes en course : 4ème (2011), abandon sur sortie de piste (2010), abandon mécanique (2009), 4ème (2008), 3ème (2007), 2ème (2005), abandon sur tête-à-queue (2004), abandon mécanique (2001).

Du point de vue statistique, Iceman a donc l’avantage (alors que les bookmakers parient plutôt sur Hamilton)… Si le Finlandais veut décrocher une victoire au terme des 44 tours (résultat indispensable pour se mêler à la lutte finale), il doit impérativement mieux se qualifier (y compris face à son équipier Romain Grosjean), même si la pole position n’est pas indispensable pour gagner en Belgique : le poleman ne s’y est imposé qu’à trois reprises lors des onze dernières éditions. Pour peu que le “double DRS” comble la légère lacune de la E20 en essais (après Monza, Spa est le circuit où le DRS peut être activé le plus longtemps : 60 % du tour en essais, soit environ 1,2 seconde au tour) et pour autant que la pluie ne s’invite pas dans la forêt ardennaise (un temps sec est prévu pour samedi et dimanche), il pourrait apporter à Lotus sa première victoire de la saison, après l’avoir manquée de peu à Budapest.

La 300ème de Schumi… ou la 299ème ?

De tous les pilotes de Grands Prix, c’est bien Michael Schumacher le plus titré dans les Ardennes belges, avec pas moins de six victoires (1992, 1995, 1996, 1997, 2001, 2002), soit une de plus qu’Ayrton Senna. Si son dernier succès date d’une dizaine d’années, l’actuel pilote Mercedes avait signé il y a un an une magnifique remontée (de la 24ème et dernière place sur la grille à la cinquième position à l’arrivée). Sur son circuit fétiche, il fêtera son 300ème Grand Prix ou, plus exactement sa 300ème présence en Grand Prix. En effet, sauf imprévu, il prendra à Spa son 299ème départ officiel, puisqu’il n’avait pas pris le départ du Grand Prix de France 1996 en raison d’une défaillance de son V10 Ferrari... Plus étrange, selon les statistiques officielles, le Baron rouge prendrait même son 298ème départ puisqu’il ne se serait pas élancé au Grand Prix d’Angleterre 1999, son accident ayant eu lieu après le drapeau rouge et le second départ… Mais ne pinaillons pas, et réjouissons-nous plutôt de voir Michael rejoindre son ex-équipier et “ami” Rubens Barrichello dans le club des pilotes aux 300 Grands Prix.

Le double DRS pourrait mener Lotus au champagne, alors que Schumi fêtera son 300ème Grand Prix, après avoir célébré à la bière ses 20 ans de carrière l'an passé.

Trouver le bon compromis

En principe, Spa, circuit à haute vitesse, devrait convenir aux Red Bull, Lotus et Williams, même s’il s’agira surtout de trouver le bon compromis entre les secteurs 1 et 2 (qui demandent une bonne vitesse de pointe) et le secteur 3 (où il faut beaucoup d’appui et où excellaient les Red Bull l’an dernier). La McLaren semblait la plus véloce depuis l’Allemagne, mais elle ne délivre son plein potentiel que dans une fenêtre d’exploitation bien précise, à la différence de la Ferrari, intrinsèquement moins rapide mais plus homogène. Car si la compétitivité intrinsèque des monoplaces et les nouveautés introduites (fabriquées avant la trêve) pèseront dans le résultat final, les choix de réglages et une grande réactivité à la météo souvent changeante et aux circonstances (à Spa, il y a 80 % de chances que la safety car entre en piste) seront également déterminants.

Pirelli veut éviter la polémique de l’an passé

Pirelli proposera les pneus durs et médiums, une combinaison qui n’avait plus été proposée depuis le second Grand Prix de la saison, en Malaisie. Un choix plus prudent que le duo tendres-médiums retenu l’an passé, qui avait été mis en difficulté à cause des réglages de cambrure agressifs adoptés il y a un an par Red Bull afin de maximiser l’adhérence. Car Spa est tout sauf une partie de plaisir d’un point de vue mécanique. Les monoplaces sont à pleine charge d’accélération pendant près de 75 % du tour, ce qui en fait l’un des circuits les plus rapides de la saison avec Monza. Mais, malgré les vitesses de pointe élevées atteintes dans les lignes droites, les monoplaces courent avec des réglages d’appuis intermédiaires (contrairement au circuit italien) optimisés pour négocier les nombreux virages rapides. Une traction efficace est donc essentielle dans des zones comme l’épingle de La Source. Les simulations prévoient deux arrêts, voire trois (l’an passé, les quatre premiers avaient quatre stratégies différentes : de deux à trois arrêts avec plusieurs combinaisons).

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